Aïssat Idir nait à Djemâa Saharidj dans la Wilaya de Tizi Ouzou en juin 1915. D'origine modeste, il perd sa mère à l'âge de six ans[4] . Après des études primaires dans son village, il reçoit une bourse pour préparer le concours d'entrée à L’École Normale d'instituteur de Bouzareah, mais un incident malheureux lors des épreuves lui ferme définitivement les portes de l'enseignement[5],[6].
En 1935, il rejoint la famille de son oncle à Tunis[7] et se lance dans des études supérieures en droit et économie[5] jusqu'en 1938. Il effectue son service militaire en Tunisie et en sort avec le grade de sergent[5].
De retour à Alger, il est reçu au concours de recrutement de personnels des ateliers industriels aéronautiques d'Afrique du Nord à Bordj El Bahri. Il y restera près de dix ans. Il est promu cadre supérieur à la comptabilité[5], il est chargé du contrôle des filiales de l'entreprise en Afrique du Nord. Ses voyages lui permettent de faire connaissance avec le milieu syndical tunisien. Il s'investit alors dans cette tâche, est élu par ses camarades dans la commission exécutive pour les travailleurs du secteur d'état, affiliée aux syndicats communistes français[8] et réfléchit à fonder une organisation syndicale algérienne autonome.
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