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Humain Avant Tout

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Humain Avant Tout is an establishment. Visit their website www.humainavanttout.com for more detailed information.

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Added by Jopie, at 09 October 2018

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18 Reviews

  • Anonymous
    07 December 2018

    Nancy : «Pendant mon enfance, j’avais tout le temps peur. J’étais jamais bien à l’intérieur de moi, mais je jouais la petite fille parfaite. J’ai appris très jeune à refouler mes émotions, mais à l’âge de 14 ans, j’ai commencé à faire des crises de panique. J’étais même pu capable de sortir de chez moi et d’aller à l’école. En secondaire trois, ma vie a basculé. Je fonctionnais puj’ai arrêté l’école pendant plusieurs mois. Y’avait pu rien qui me tentait, j’avais pu le goût de vivre. C’était comme si chaque cellule de mon corps était remplie de tristesse, d’angoisse, de colère et d’un mal de vivre. À 15 ans, quand on se réveille le matin et que c’est noir, c’est hyper difficile d’imaginer et d’accepter que la vie va toujours être comme ça. Mais à l’intérieur de moi, j’avais une pulsion de vie alors j’ai demandé à mes parents d’aller consulter un psychologue. Ça a été vraiment difficile. J’ai passé des séances à ne pas parler Je disais souvent à mon psychologue : ‘’Vous, vous pouvez pas me comprendre’’. Et à un moment donné, pour créer un lien de confiance avec moi, il m’a partagé qu’avant d’être psychologue, il avait déjà été à ma place. Ça a été un point tournant dans la thérapie et j’ai commencé à m’ouvrir plus et à me mettre en contact avec mes blessures. Ça m’a pris un bon 6 mois pour me sentir un peu mieux. Et finalement, un matin, je me suis réveillée et j’ai senti à l’intérieur de moi un sentiment de bonheur et de gratitude d’être simplement en vie. Je me suis dit : ‘’Oh mon Dieu, finalement, y’a autre chose’’. Encore aujourd’hui, je sais que la vie c’est pas un long fleuve tranquilleje sais aussi que je garde certaines fragilités au niveau psychologique. Mais j’ai ça à l’intérieur de moicomme une lueur qui est présente peu importe les circonstances de la vie. J’ai réalisé à travers les années que parfois, il faut accepter de toucher à la souffrance pour découvrir des forces en nous.»

    Nancy: " during my childhood, I was scared all the time. I was never good inside of me, but I was playing the perfect little girl. I learned very young to repress my emotions, but at the age of 14, I started having panic attacks. I was even able to get out of my house and go to school. In secondary three, my life has changed. I was able to I stopped school for several months. There was nothing I could do about it, I could taste it. It was as if every cell in my body was filled with sadness, anguish, anger and evil. At 15, when you wake up in the morning and it's Black, it's really hard to imagine and accept that life will always be like this. But inside me, I had a life impulse so I asked my parents to go to a psychologist. It was really difficult. I spent sessions not talking I often said to my psychologist: ' ' you, you can't understand me ' and at some point, to create a bond of trust with me, he shared me that Before He was a psychologist, he had already been in my place. It was a turning point in therapy and I started to open up more and get in touch with my injuries. It took me a good 6 months to feel a little better. And finally, one morning, I woke up and felt inside me a feeling of happiness and gratitude to be just alive. I thought, " oh my God, finally, there's something else still today, I know life is not a long quiet river I also know that I keep some vulnerabilities at psychological level . But I have this inside me like a glow that is present regardless of the circumstances of life. I have realized through the years that sometimes you have to accept the pain to discover forces in us."Translated

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  • Anonymous
    04 December 2018

    Marc-Antoine : «J’ai une mère qui est handicapée depuis toujours. Quand elle a eu ma sœur quelques années avant moi, le docteur lui a dit qu’elle avait un risque de développer la sclérose en plaques si elle avait un autre enfant parce qu’elle était porteuse de la maladie… Ma mère voulait avoir un deuxième enfant pour pas que ma sœur ait à vivre ça toute seule. Elle se disait : «Au moins, s’il m’arrive quelque chose – parce qu’il va m’arriver quelque chose éventuellement – ils vont être deux pour se supporter là-dedans.». Donc ma mère m’a eu et c’est ma naissance qui a déclenché la maladie… Très jeune, j’ai dû apprendre à me débrouiller et à être autonome, j’étais pas mal tout seul. J’étais assez turbulent comme enfant…je me posais plein de questions, mais ma mère pouvait pas me répondre parce qu’elle était malade. Je me sentais vraiment désorienté, il me manquait de repères, d’affection, de conseils, de présencey’a rien qui remplace une mère. Heureusement, je pense que j’ai bien tourné dans la vie (rires), mais ça reste que je suis inconfortable dans la stabilité parce que j’ai jamais connu ça. Aujourd’hui, quand je vais la voir, elle en est pas conscienteelle me reconnaît pas. Elle est pas capable de parler, de bouger, de manger Une fois, je suis allée la voir et comme je le fais toujours, je lui ai demandé si elle me reconnaissait. Cette fois-là, elle m’a regardé et j’avais vraiment l’impression qu’elle voulait dire quelque chose, mais qu’elle en était pas capable. C’est comme si elle était une statue et que ses yeux voulaient me parler et me dire : «Je te reconnais, je t’aime, je sais que t’es là.». Cette fois-là, ça m’a jeté à terre Maintenant, je suis en paix avec cette réalité-là entourant ma mère parce que ça a toujours fait partie de moi. J’essaye de mettre en pratique les apprentissages que ça m’a laissés. Si y’a une chose que j’ai comprise, c’est vraiment de profiter du moment présent. Souvent, on attend pour accomplir quelque chose et on repousse à plus tard. Moi j’essaye d’appliquer l’inverse parce que j’ai conscience que tout peut s’arrêter du jour au lendemain…»

    Si vous êtes atteint d'une maladie et que vous devez l'annoncer à votre enfant, vous pouvez vous référer au site de la Fondation Naître et Grandir pour vous aider : https://naitreetgrandir.com/…/1_3_ans/viefamille/fiche.aspx…

    La société canadienne de la sclérose en plaques propose également des ressources si vous ou un membre de votre famille souffrez de cette maladie : https://scleroseenplaques.ca/…/parler-de-l…/avec-ses-enfants

    Marc-Antoine: " I have a mother who has been disabled forever. When she had my sister a few years before me, the doctor told her she had a risk of developing multiple sclerosis if she had another child because she was carrying the disease my mother wanted to have a second Child so my sister has to live this alone. She said, " at least if something happens to me - because it's going to happen to me something - they're gonna be two to stand in there.". so my mom got me and it's my birth that Triggered the disease very young, I had to learn to manage and be self-reliant, I was not bad alone. I was pretty turbulent as a kid I was asking myself a lot of questions, but my mom couldn't answer me because she was sick I felt really disoriented, I lacked benchmarks, affection, advice, presence There's nothing replacing a mother. Fortunately, I think I've turned into life (laughs), but it's still that I'm uncomfortable in stability because I've never known that. Today, when I go to her, she's not aware she doesn't recognize me. She's not able to talk, move, eat once, I went to see her and as I always do, I asked her if she recognized me. That time she looked at me and I really felt like she meant something, but she wasn't able to. It's like she's a statue and her eyes want to talk to me and say, " I recognize you, I love you, I know you're here.". that time, it threw me down Now I'm at peace with this reality around my mother because it's always been part of me. I'm trying to put into practice the learning that it left me. If there's one thing I understand, it's really to enjoy the moment. Often, we wait to accomplish something and push back later. I'm trying to apply the reverse because I realize everything can stop overnight"

    If you have a disease and have to announce it to your child, you can refer to the foundation site born and grow to help you: https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/viefamille/fiche.aspx?doc=parent-malade-comment-parler-avec-enfant

    The Canadian Multiple Sclerosis Society also offers resources if you or a member of your family suffer from this disease: https://scleroseenplaques.ca/prise-en-charge-de-la-sp/nouveau-diagnostic/parler-de-la-sp/avec-ses-enfantsTranslated

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  • Anonymous
    02 December 2018

    Je pense que cette vidéo mériterait d'être vue et partagée sans modération.

    Bon dimanche <3

    #manup #speakup

    I think this video should be seen and shared without moderation.

    Happy Sunday <3

    #manup
    #speakupTranslated

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  • Anonymous
    30 November 2018

    Emilie : «Je me suis fait attaquer par six hommes pendant un voyage au Kenya en 2010. Depuis cette nuit-là, je me fais attaquer tous les jours Ça tourne en boucle dans ma tête jour et nuit. Je n’arrive pas à faire la différence entre maintenant et le moment où je me suis fait attaquer Mon corps est sur la défensive et il est prêt à me défendre ou à fuir. Toutes les nuits, je me réveille le coeur en chamade avec le sentiment de peur qui suit l’impression d’avoir entendu crier dans la nuit. Pourtant, il n’y a rien… pas une ombre, pas un cri. Malgré ça, je ne suis pas capable de me convaincre que ce n’est pas vrai, que je suis en sécurité. Je me sens souvent seule, au milieu de la nuit, à essayer de combattre ces pensées qui me brûlent à l’intérieur. Je suis cette personne qui fonce dans la vie, je suis impliquée dans plusieurs projets. J’incarne la force, du moins, c’est ce que je laisse voir aux gens qui m’entourent. Les gens ne se posent pas de questions à mon sujet, ils s’attendent à ce que je performe et que je rencontre les échéanciers. Ça ne laisse pas beaucoup de place pour la Émilie fragile et vulnérable. Je sais que je dois m’accrocher à des souvenirs où je me suis bien sentie, mais c’est plus fort que moi. Je travaille fort pour reprendre le cours de ma vie, mais la cicatrice du trauma est à vif. Je me relève tranquillement Je fais partie de l'équipe féminine nationale de parahockey sur glace. Être sur l’équipe canadienne, ça me permet canaliser sainement mes émotions et de retrouver un certain équilibre. Je pense aussi avoir trouvé un organisme qui pourra m'aider à retrouver le sentiment de sécurité et la confiance. Asista offre des chiens d'assistance entre autres pour les personnes ayant un trouble de stress post-traumatique afin de les accompagner vers la guérison. Je suis sur la liste d’attente pour le moment, j’espère vraiment accueillir ce chien dans ma vie.»

    Si vous pensez souffrir d'un stress post-traumatique, n'hésitez pas à vous rendre dans un CLSC, une urgence psychiatrique ou à prendre rendez-vous avec un.e. psychologue : www.ordrepsy.qc.ca

    Emilie: " I got attacked by six men on a trip to Kenya in 2010. Since that night, I get attacked every day it turns in loop in my head day and night. I can't make the difference between now and the moment I got attacked my body is defensive and he's willing to defend me or run away. Every night, I wake my heart up with the feeling of fear that follows the feeling of hearing screaming in the night. Yet there is nothing not a shadow, not a cry. Despite that, I'm not able to convince myself that it's not true, that I'm safe. I often feel alone in the middle of the night trying to fight those thoughts that burn me inside. I'm that person who goes into life, I'm involved in several projects. I embody strength, at least that's what I let the people around me. People don't ask questions about me, they expect me to perform and meet the schedules. It doesn't leave much room for fragile and vulnerable Emilie. I know I have to hang on to memories where I felt good, but it's stronger than me. I work hard to get back to my life, but the trauma scar is alive. I'm on my way to the national women's team on ice. Being on the Canadian team, it allows me to channel my emotions healthy and find a balance. I also think I've found a body that can help me regain the sense of security and trust. Attended offers assistance dogs among others for people with post-traumatic stress disorder to accompany them to healing. I'm on the waiting list for now, I really hope to welcome this dog in my life."

    If you think you're suffering from post-traumatic stress, don't hesitate to go to a clsc, a psychiatric emergency or make an appointment with un.e. psychologist: www.ordrepsy.qc.caTranslated

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  • Anonymous
    23 November 2018

    Laurance : «Je vois une psychologue depuis que j’ai 12 ans…j’ai toujours eu l’impression que j’étais bizarre et que je fittais pas. Au début, je pensais que je vivais plus de l’anxiété générale. Avec le temps, j’ai compris que je faisais vraiment plus de l’anxiété sociale. Mon anxiété est presque toujours reliée au regard que les autres peuvent avoir sur moi. Au secondaire, j’avais une vraie peur de tous les populaires à l’école même si je me suis jamais fait intimider. J’étais pas capable de marcher devant ces gens-là…Je pensais toujours qu'ils riaient de moi et me ridiculisaient. Je portais toujours mes cheveux attachés parce que je me disais que si j’arrivais un matin, avec les cheveux lousses, les gens allaient le voir…je voulais pas attirer l’attention sur moi. Aussi, j’étais pas capable d’aller aux toilettes à l’école. Ça m’est souvent arrivé d’aller à l’infirmerie et de mentir en disant que j’étais malade juste pour retourner chez moi et aller aux toilettes J’avais peur que les gens calculent combien de temps je restais dans la cabine. C'était maladif. Ça a dégénéré au point où je me levais vraiment en avance le matin pour déjeuner le plus tôt possible. De cette manière-là, je m’assurais d’avoir le temps de digérer et d’aller aux toilettes chez moi avant d’aller à l’école. Aujourd’hui, ça va vraiment mieux à ce niveau-là. Ça fait maintenant deux ans que j’ai un diagnostic officiel et que je prends de la médication. Je pense que j’étais rendue là…j’étais tellement épuisée de tout ça. J’ai été chanceuse parce que ça a marché du premier coup pour moi. Ça m’a soulagée même si ça m’arrive encore de pleurer et de me dire que personne m’aime et que personne va jamais m’aimer. Je ressens encore aujourd’hui beaucoup de solitude…c’est ce que je trouve le plus difficile. J’ai de la misère à connecter avec les gens, à sentir qu'on m'apprécie. J’ai quand même décidé de retourner au cégep et j’aime ça. J’ai plein de rêves et de projets que j’ai vraiment hâte de réaliser.»

    Les organismes Phobies-Zéro et Revivre offrent du soutien pour les personnes vivant avec de l'anxiété sociale :

    http://www.phobies-zero.qc.ca http://www.revivre.org

    Monltary: " I've seen a psychologist since I was 12 I always felt like I was weird and I wasn't fittais. At First, I thought I was living more of general anxiety. Over time, I realized I was really doing more social anxiety. My anxiety is almost always connected to the look others can have on me. In High School, I had a real fear of all the people in school even though I've never been intimidated. I wasn't able to walk in front of these people I always thought they were laughing at me and ridiculisaient me. I always wore my hair tied because I thought if i came in one morning, with the hair loose, people would see it I didn't want to draw attention to me. Also, I wasn't able to go to the bathroom at school. It often happened to me to go to the infirmary and lie saying I was sick just to go home and go to the bathroom I was afraid people would calculate how long I stayed in the cabin. It was sick. It escalated to the point where I really got up early in the morning for lunch as soon as possible. That way, I made sure I had time to digest and go to the bathroom at my place before I went to school. Today is really better at that level. I've had an official diagnosis for two years now and I'm taking medication. I think I was made there I was so exhausted from all this. I was lucky because it worked first for me. It relieved me even if it still happens to me to cry and tell me that nobody loves me and nobody will ever love me. I still feel a lot of loneliness today that's what I find the most difficult. I have misery to connect with people, to feel like I'm being appreciated. I still decided to go back to college and I like it. I have lots of dreams and projects that I really can't wait to realize."

    Phobias-zero and relive organizations offer support for people living with social anxiety:

    http://www.phobies-zero.qc.ca
    http://www.revivre.orgTranslated

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  • Anonymous
    20 November 2018

    Barbara : «Ça faisait 7 ans que j’étais avec quelqu’un, on allait se marier l’été dernier. Quelques mois avant qu’on se marie, il m’a quittée pour une autre du jour au lendemain. Ça a été vraiment difficile pour moi, mon monde s’est écroulé. J’ai perdu ma belle-famille, les amis que j’avais en commun avec mon chum et l’entreprise que j’avais avec lui. Je restais chez moi, je parlais à personne et je mangeais plus. Un matin, j’ai décidé de me présenter au CLSC parce que ça allait vraiment pas. J’ai eu une belle expérience là-bas; les gens ont vraiment pris soin de moi. La psychologue du CLSC a pris le temps de m’écouter et elle m’a rappelée tous les jours jusqu’à ce que j’ai un rendez-vous à l’urgence psychiatrique. Elle m’a pas lâchée. Mais quelques jours plus tard, j’ai été confrontée à une situation concernant mon ex-chum et j’ai vécu ça comme un choc. C’était comme si d’un coup, mon humanité s’était éteinte…je ressentais plus rien. J’avais un seul plan…m’ôter la vie. Au final, je me rends compte que le truc qui m’a sauvée, c’est que j’avais encore de la compassion…de la compassion pour la personne qui allait me retrouver. C’est ça qui a fait en sorte que j’ai décidé de prendre des pilules pour me suicider parce que je voulais pas traumatiser personne. Quand on m’a retrouvée, ça faisait peut-être 20 heures que j’étais passed out. Le lendemain, j’ai deux amies qui sont débarquées chez moi et qui m’ont amenée à l’hôpital. Après ça, j'ai pris conscience que mourir n'était pas une option. Je me suis imposée une hygiène de vie. J’ai recommencé à manger et à dormir et je me suis mise au yoga et à la méditation 1 heure par jour. C’est ça qui m’a sauvéeje fais encore cette routine-là tous les jours. Je me suis aussi tournée vers l’herboristerie et j’ai pris des antidépresseurs même si je voulais pas en prendre au début. Aujourd’hui, je suis avec quelqu’un que j’aime et qui me rend heureuse…mais je traîne encore ces évènements-là en moi.»

    Voici une ressource qui a aidé Barbara : Le centre de crise le transit : https://www.centredecrise.ca/le-transit.

    Pour une liste complète des centres de crise du Québec, rendez vous sur le site suivant : https://www.centredecrise.ca/

    Si vous ou un de vos proches a des idées suicidaires, vous pouvez appeler au 1 866 277-3553.

    Barbara: " I've been with someone for 7 years, we were getting married last summer. A few months before we got married, he left me for another one overnight. It was really hard for me, my world collapsed. I lost my family-in-law, the friends I had in common with my boyfriend and the company I had with him. I was staying at home, talking to nobody and eating more. One morning, I decided to introduce myself to the clsc because it really wasn't. I had a great experience there; people really took care of me. The clsc psychologist took the time to listen to me and she called me back every day until I had a psychiatric emergency appointment. She didn't let me go. But a few days later, I was confronted with a situation about my ex-boyfriend and I lived this as a shock. It was like all of a sudden my humanity had gone off I felt nothing. I had one plan to take my life away. In the end, I realize that the thing that saved me is that I still had the compassion for the person who was going to find me. That's what made me decide to take pills to kill myself because I didn't want to traumatize anyone. When I was found, it might have been 20 hours since I was passed out. The next day, I got two friends who landed at my house and brought me to the hospital. After that, I realized that dying wasn't an option. I've made a living hygiene. I started eating and sleeping and I went to yoga and meditation 1 hour a day. That's what saved me I still do that routine every day. I also turned to the herbal and took antidepressants even if I didn't want to take it at first. Today I'm with someone i love and who makes me happy but I still drag those events into me."

    Here is a resource that helped Barbara: the crisis centre transit: https://www.centredecrise.ca/le-transit.

    For a complete list of Quebec crisis centres, please visit: https://www.centredecrise.ca/

    If you or any of your loved ones have suicidal ideas, you can call 1Translated

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  • Anonymous
    16 November 2018

    Simon : «À 23 ans, je me suis réveillé une nuit en panique sans savoir pourquoi. J’ai commencé à avoir des nausées, des étourdissements et mon cœur battait tellement vite que je pensais que j’allais mourir. Le lendemain, j’ai fait comme si de rien n’était, mais c’est jamais parti. C’est revenu de plus en plus souvent et je me suis rendu compte que c’était des crises de panique…chaque fois je perdais le contrôle de mes moyens. Ça me troublait parce que je sentais que j’étais pu en sécurité à l’intérieur de ma propre tête. À partir de là, les crises de panique ont commencé à s’inviter dans ma vie à n’importe quel moment. Ça pouvait m’arriver quand j’étais tout seul, mais aussi dans un cours à l’université ou au restaurant…n’importe quand, n’importe où, sans prévenir. C’est devenu super handicapant. J’ai commencé à me dire des choses comme : ‘’Je peux pu aller à l’épicerie tout d’un coup que j’attends en file et que ça me pogne…tout le monde va me juger’’. Je me disais que les gens allaient me trouver tellement stupide. Je me suis convaincu que je pouvais pas partager ça. Je suis devenu tellement isolé dans ma tête, je vivais vraiment ça tout seul. Ça m’a amené à avoir une consommation d’alcool un peu intense… ça me calmait sur le coup de boire, mais je me suis vite rendu compte que c’était pas vraiment la solution. Finalement, je me suis ouvert à ma mère et c’est elle qui m’a le plus aidé dans tout ça. Je me sentais enfin compris par quelqu’un. J’ai aussi consulté un médecin qui m’a conseillé d’aller faire du sport avant d’essayer les médicaments. Ça a fait une énorme différence dans ma vie. Aujourd’hui, j’en suis à mon cinquième triathlon et je ne me suis jamais senti aussi bien. Le sport est devenu un remède pour gérer mon anxiété. Le fait d’en parler a aussi été super libérateur pour moi même si c’était pas facile. Le fait de savoir qu’il y avait d’autres personnes qui vivaient ça m’a permis de me dire : ‘’Ok je suis pas fou et je suis pas tout seul’’.»

    Simon: " at 23, I woke up a night in panic without knowing why. I started having nausea, dizziness and my heart beat so fast I thought I was going to die. The next day, I acted like nothing was, but never left. It came back more and more and I realized it was panic attacks every time I lost control of my means. It disturbed me because I felt I was safe inside my own head. From There, panic attacks started to invite in my life at any time. It could happen to me when I was alone, but also in a college or restaurant class anytime, anywhere, without warning. It became super disabling. I started to say things like: ' ' I can go to the grocery store all of a sudden I'm waiting in line and it gets me everyone will judge me ' '. I was thinking that people Were gonna find me so stupid. I convinced myself I couldn't share this. I got so isolated in my head, I really lived this alone. It LED me to get a little intense alcohol consumption it calmed me down on the drink, but I quickly realized that it wasn't really the solution. Finally, I opened up to my mother and she was the one who helped me in all this. I finally felt understood by someone. I also consulted a doctor who advised me to go to sports before I tried the medicine. It made a huge difference in my life. Today I'm at my fifth triathlon and I've never felt so good. Sport has become a cure for managing my anxiety. Talking about it was also super liberating for me even if it wasn't easy. The fact that there were other people who lived it allowed me to say, " okay I'm not crazy and I'm not all '."Translated

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  • Anonymous
    13 November 2018

    Charlotte : «C'est vers l'âge de 14 ans que j’ai développé mon trouble alimentaire. J’imagine que c’est la manière que j’ai trouvée à ce moment-là pour me sentir belle et acceptée. Je me rappelle que le matin, je mangeais une clémentine et qu'éventuellement, c’est devenu un quartier ou deux, puis plus rien. À 15 ans, une de mes amies s’est enlevé la vie et ça a dégénéré pour moi à ce moment-là. Le suicide est devenu quelque chose d’accessible et c’est là que j’ai commencé l’automutilation. C’est devenu comme une routine… Après ma journée d'école, je m’enfermais dans ma chambre et je me faisais mal. J’étais profondément en dépression à cette période de ma vie. À 17 ans, mon trouble était devenu assez grave pour que je me fasse vomir en plus de la restriction alimentaire. Avec les années, il s’est atténué, mais encore aujourd’hui, lorsque je vis des épreuves, je retombe dedans. C’est comme un moyen pour moi de gérer mes émotions. C’est beaucoup moins intense qu’avant; je ne me mets jamais en danger et ça dure moins longtemps. Je l’explique souvent en disant que de 14 à 18 ans et quelques années dans ma vingtaine, ça criait dans mes oreilles : ‘’T’es grosse! Mange pas! T’es laide! On t’aimerait bien plus si t’étais mince!’’. Comme si mon poids faisait ma beauté… Mais éventuellement, ça s’est mis à parler moins fort, puis à chuchoter. Maintenant, je suis arrivée à un point où ça chuchote même plus tout le temps. Je consulte depuis environ 1 an une psy qui m’aide beaucoup et avec qui j’ai un bon fit. J’ai compris que mon trouble alimentaire est lié à un besoin d’être aimée. J’ai pour mon dire que je ne m’en débarrasserai jamais vraiment; je vais toujours penser que je brûle des calories quand je monte des marches, quand j'ai froid ou même quand j'éternue. J’apprends à gérer ces pensées-là autrement… je les observe et je les laisse passer. J’apprends aussi à m’accorder une valeur en me basant sur autre chose que sur mon corps Tranquillement!»

    Si vous souffrez d'un trouble alimentaire que vous avez besoin de soutien, vous pouvez vous référer au site web de l'ANEB qui offre une ligne d'écoute et de références : https://anebquebec.com/

    Si vous connaissez d'autres ressources qui viennent en aide aux personnes vivant avec ces troubles, merci de les partager dans les commentaires!

    Charlotte: " it was around the age of 14 that I developed my food disorder. I guess that's the way I found it at that time to feel beautiful and accepted. I remember that in the morning, I ate a clementine and eventually it became a neighborhood or two, then nothing. When I was 15, a friend of mine took her life and it turned out for me at that time. Suicide became something accessible and that's when I started self-harm. It became like a routine after my school day, I'd go to my room and hurt myself. I was deeply depressed at this time of my life. When I was 17, my disorder had become serious enough to make me vomit in addition to the food restriction. With the years, it has softened, but still today, when I live in tests, I fall back into it. It's like a way for me to handle my emotions. It's much less intense than before; I never put myself in danger and it lasts less. I often explain it by saying that from 14 to 18 years and a few years in my 18 s, it was screaming in my ears: ' you're fat Don't eat! You're ugly! We'd love you more if you were thin! ''. as if my weight was my beauty but eventually it started to talk less, then whisper. Now, I've come to a point where it whispers even more all the time. I've been consulting for about 1 years a shrink who helps me a lot and with whom I have a good I understand that my food disorder is linked to a need to be loved. I have to say that I will never really get rid of it; I will always think that I burn calories when I climb steps, when I'm cold or even when I sneeze. I'm learning to handle these thoughts otherwise I watch them and let them pass. I also learn to give myself a value based on something other than my body quietly!"

    If you suffer from a food disorder you need support, you can refer to the insurance website that offers a line of listening and references: https://anebquebec.com/

    If you know other resources that help people living with these disorders, please share them in the comments!Translated

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  • Anonymous
    09 November 2018

    Janie : «Ça faisait 7 ans que j’étais avec Fred quand il décédé. Il avait un petit problème cardiaque, mais il était suivi. J’étais à 39 semaines de grossesse quand une nuit, je me suis réveillée et je l’ai trouvé à plat ventre sur le divan. On s’est rapidement rendus à l’hôpital, mais il n’y avait pu rien à faire Là, j’ai vraiment commencé à pleurer et j’ai pris conscience de ce qui était en train de se passer. Je me rappelle que ma mère m’a bercée. Je savais pas quoi dire à mon fils de 2 ans. Je savais pu rien… Le sentiment de vide était profond, j’avais de la misère à respirer. Avant de revenir à la maison, j’ai dû aller voir le gynécologue tout le monde avait peur que j’accouche, mais moi je voulais pu accoucher. J’avais jamais imaginé ma vie sans Fred J’ai finalement accouché de ma fille Béatrice 5 jours après les funérailles. J’ai eu peur de pas aimer mon bébé, mais c’était juste une peur parce que je l’aime tellement cet enfant-là. Après mon accouchement, j’ai voulu avoir un suivi psychologique dans un CLSC, mais y’avait pu de place. J’ai trouvé ça déplorable…En mars dernier, j’ai planté et j’ai fait une dépression. Je mangeais pas beaucoup, je faisais des crises de panique et de l’anxiété. Je paniquais d’avoir à tout gérer toute seule. T’sais, des fois, j’aurais juste aimé avoir un petit 20 minutes à moi entre le souper et les bains. Mon médecin de famille a insisté pour que je prenne de la médication…je me sens mieux depuis les antidépresseurs. Ça m’a donné le petit coup de pied que j’étais pu capable de donner. Ce que je trouve difficile, c’est que dans la morte subite, y’a pas de réponse. Mais j’ai une belle naïveté de croire qu’il y a toujours du beau et que je vais être bien. Je suis quand même une personne optimiste, je pense que c’est ça que Fred aimait de moi. Je réapprends tranquillement à me connaître comme femme et aujourd’hui, je me souhaite des choses plus simples…».

    Si un membre de votre famille est décédé ou malade et que vous souhaitez obtenir de l'aide pour bien accompagner vos enfants, rendez vous sur le site suivant : http://www.deuil-jeunesse.com/campagne-de-financement

    " I've been with Fred for 7 years when he died. He had a little heart problem, but he was followed. I was at 39 weeks of pregnancy when one night, I woke up and found it flat on the couch. We quickly went to the hospital, but there was nothing to do there, I really started crying and I realized what was happening. I remember my mother rocked me. I didn't know what to say to my 2-Year - I knew nothing the feeling of emptiness was deep, I had misery to breathe. Before I came home, I had to go to the gynecologist everyone was afraid I'd give birth, but I wanted to give birth. I never imagined my life without Fred I finally gave birth to my daughter Beatrice 5 days after the funeral. I was afraid I wouldn't love my baby, but it was just a fear because I love that child so much. After my delivery, I wanted to have a psychological follow-up in a clsc, but there was room. I found it deplorable last march, I planted and I had a depression. I didn't eat much, I had panic attacks and anxiety. I'm gonna have to deal with everything by myself. You know, sometimes i just wish I had a little 20 minutes between dinner and baths. My family doctor insisted that I take medication I feel better since antidepressants. It gave me the little kick I could give. What I find difficult is that in the sudden death, there's no answer. But I have a great naivety to believe that there's always beautiful and I'm gonna be fine. I'm still an optimistic person, I think that's what Fred liked about me. I was quietly going to know myself as a woman and today i wish myself more simple things".

    If a member of your family is dead or sick and you want help with your children, please visit: http://www.deuil-jeunesse.com/campagne-de-financementTranslated

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  • Anonymous
    06 November 2018

    Catherine : «Tout a commencé quand je suis allée faire un voyage humanitaire dans un petit village au Bénin. J’ai attrapé la malaria. Environ 1 semaine et demie après avoir obtenu des soins, une fois que l’adrénaline est redescendue, ça m’a frappée d’un coup. J’étais toute seule et j’ai réalisé que s’il m’arrivait encore une urgence médicale, je pourrais en mourir. J’ai eu un sentiment indescriptible de panique. J’ai commencé à avoir des palpitations, je me réveillais la nuit en sueur, mon cœur battait tellement vite. J’avais l’impression que j’étais en train de mourir sans arrêt. Je comprenais pas ce qui m’arrivait. En tant qu’étudiante en médecine, mon réflexe a été de penser que c’était quelque chose de physiologique. J’ai appelé mon père pour lui raconter, il m’a dit : ‘’Catherine, tu es en train de faire de l’anxiété’’. Pendant les semaines qui ont suivi, je pensais jamais à autre chose qu’à mes symptômes. Je me disais ‘’je vais arriver à Montréal, je vais prendre mon chum dans mes bras et tout va partir’’. Mais non, mes symptômes persistaient. C’était tellement envahissant, j’avais même dit à mon grand frère que j’avais pas l’impression que j’allais vieillir…que j’allais mourir avant d’avoir des enfants. Mes symptômes sont pas du tout partis jusqu’à ce que je commence à prendre de la médication. J’ai ensuite commencé à voir une psychologue qui m’a aidée à trouver des outils plus permanents pour gérer mon anxiété. J’ai appris à m’exposer aux situations que j’évitais de peur que mes symptômes reviennent. J’ai recommencé à prendre le métro, à boire du café chaque fois c’était une petite victoire et la vie est tranquillement revenue normale. J’ai réussi à arrêter la médication et je suis retournée consulter ma psy à d’autres moments quand je sentais le stress monter. J’accepte que je suis une personne plus anxieuse, mais maintenant, je sens que j’ai des outils pour faire face à ça.»

    Voici un livre qui a aidé Catherine dans son cheminement : ''La Peur d’avoir peur'' (par André Marchand et Andrée Letarte)

    Catherine: " it all started when I went on a humanitarian trip to a small village in Benin. I caught malaria. About a week and a half after getting care, once the adrenaline came down, it hit me all the time. I was alone and I realized that if i ever had a medical emergency again, I could die. I had an indescribable feeling of panic. I started having palpitations, waking up at night sweating, my heart beat so fast. I felt like I was dying all the time. I didn't understand what happened to me. As a medical student, my reflex was to think it was something physiological. I called my father to tell him, he said to me, " Catherine, you're making anxiety for the weeks that followed, I never thought about anything but my symptoms. I was thinking, " I'm gonna get to Montreal, I'm gonna take my boyfriend in my arms and everything's going to go but no, my symptoms It was so invading, I even told my big brother that I didn't feel like I was gonna grow old that I was gonna die before I had kids. My symptoms didn't leave at all until I started taking medication. Then I started seeing a psychologist who helped me find more permanent tools to manage my anxiety. I learned to expose myself to situations that I was avoiding fear that my symptoms would come back. I started taking the subway, drinking coffee every time it was a small victory and life is quietly back normal. I managed to stop the medication and went back to my shrink at other times when I felt stress coming up. I accept that I'm a more anxious person, but now I feel like I have tools to deal with this."

    Here is a book that helped Catherine in her journey: 'fear of fear' (by André Marchand and andrée discussed)Translated

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  • Anonymous
    02 November 2018

    Gabrielle : «Ça a commencé quand j’étais au Cépep. Je suis une fille énergique qui aime beaucoup rire. Chaque fois que je riais, mes jambes devenaient molles et tremblaient. J’ai laissé ça passer, mais plus le temps avançait, pire c’était. Tranquillement, l’engourdissement a commencé à monter de plus en plus haut jusque dans mon visage. Et à un certain moment donné, j’ai commencé à m’évanouir quand je riais trop. C’est ça la cataplexie : une perte de tonus musculaire complète quand tu vis des émotions trop intenses comme la joie, la colère ou la peur Quand ça m’arrive et que je tombe, j’entends tout, mais je peux pas réagir, parler ou bouger pendant 30 secondes à 1 minute. Présentement, ça peut m’arriver 2 à 3 fois par semaine. Parallèlement à ça, j’ai aussi un diagnostic de narcolepsie. La narcolepsie, c’est un trouble du sommeil où la personne a un cycle complètement déréglé. Concrètement, à n’importe quel moment de la journée, je peux me sentir fatiguée comme si j’avais pas dormi pendant 72 heures. Et là, j’entre dans un combat pour rester éveillée. Parfois, je peux parler à une personne et m’endormir devant elle. Dans les dernières années, j’ai dû accepter que l’ancienne Gabrielle n’existerait plus. Je suis pu la fille qui peut aller dans des grosses soirées ou qui organise des fêtes…c’est juste trop. Je suis pu capable de m’engager à long terme parce que je veux pas décevoir. C’est pas de la lâcheté, je suis juste souvent épuisée. Y’a pas de solution pour vivre avec ces troubles-là, je guérirai pas de ça. Présentement, je prends des médicaments pour rester éveillée le jour et d’autres pour dormir la nuit. Mais c’est inquiétant parce que ces médicaments-là ont plein d’effets secondaires à court et à long terme sur mon corps…je pense que c’est ça qui m’angoisse le plus. Pour moi, c’est vraiment important de démystifier la narcolepsie parce que c’est un trouble qui est vraiment méconnu et il n’y a pas beaucoup de services pour les gens qui ont ce diagnostic. On travaille présentement à démarrer une association pour accompagner les gens qui ont ce trouble-là. Ce projet me tient vraiment à cœur et ça me motive au quotidien. J’ai envie d’aider les autres à se sentir moins seuls.»

    Gabrielle: " it started when I was at the cépep. I'm an energetic girl who likes to laugh a lot Every time I laughed, my legs became soft and trembled. I let it pass, but the longer the time went, the worse it was. Quietly, the numbness began to rise more and higher into my face. And at some point, I started to faint when I laughed too much. This is the cataplexy: a loss of full muscle tone when you live emotions too intense like joy, anger or fear when it happens to me and I fall, I hear everything, but I can't react, Talk or move for 30 seconds to 1 MINUTE. Right now, it can happen to me 2 TO 3 times a week At the same time, I also have a diagnosis of narcolepsy. Narcolepsy is a sleep disorder where the person has a completely detuned cycle. Specifically, at any time of the day, I can feel tired as if I hadn't slept for 72 hours. And now I'm going into a fight to stay awake. Sometimes I can talk to one person and fall asleep in front of her. In the last few years, I had to accept that old Gabrielle would no longer exist. I could be the girl who can go to big parties or organize parties it's just too much. I was able to engage in the long term because I don't want to disappoint. It's not cowardice, I'm just often exhausted. There's no way to live with these troubles, I'm not gonna heal that. Now I'm taking medicine to stay awake the day and others to sleep at night. But it's worrying because these drugs have full side effects in the short and long term on my body I think that's what worries me most. For me, it's really important to demystify narcolepsy because it's a disorder that's really unsung and there's not a lot of services for people who have this diagnosis. We're currently working on starting an association to accompany people who have this trouble. This project is really my heart and it motivates me every day. I want to help others feel less alone."Translated

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  • Anonymous
    01 November 2018

    Lire des histoires comme celle de Jean-François, ça me fait pleurer et ça me fait trembler de colère. Jean-François n’est certainement pas le seul qui s'est enlevé la vie après avoir demandé de l'aide, si chaque jour, environ deux à trois personnes se suicident au Québec (oui, ça fait plus de 1000 suicides par année). Cette situation est révoltante et infiniment triste.

    Vous trouverez ici une liste des centres de crise du Québec : https://www.centredecrise.ca/lescentres

    En attendant que les choses changent, parlez de ce vous vivez et aimez vous les uns les autres. C'est tu un bon deal ça? ❤.

    Reading stories like Jean-François's, it makes me cry and it makes me tremble with anger. Jean-François is certainly not the only one who took his life after asking for help, if every day about two to three people commit suicide in Quebec (yes, that's over 1000 suicides a year). This situation is revolting and infinitely sad.

    Here you will find a list of Quebec crisis centres: https://www.centredecrise.ca/lescentres

    Until things change, talk about what you live and love each other. Are you a good deal this? ❤.Translated

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  • Anonymous
    30 October 2018

    Carole : «D’aussi loin que je me souvienne, j’étais une enfant anxieuse. J’ai grandi dans une famille dysfonctionnelle donc l’anxiété s’est manifestée rapidement pour moi. Malgré ça, j’ai quand même bien fonctionné pendant plusieurs années. J’ai occupé un poste pendant plus de 20 ans en santé mentale dans un organisme communautaire. J’ai beaucoup aimé ce travail, même si c’était difficile avec le recul. En 2012, j’ai reçu un diagnostic de cancer des ovaires…un des cancers les plus meurtriers. Ça a été un choc terrible dans ma vie. Dans la même année, une de mes amies a succombé à un cancer du cerveau et ensuite mes deux parents et ma mère spirituelle sont également décédés. Dans cette même période-là, j’ai reçu un deuxième diagnostic de cancer du sein. Je suis virée folle… Disons que ça a été les années les plus difficiles de ma vie. Ce qui m’a beaucoup aidée a été de peindreje le fais encore aujourd’hui. Ça me donne un immense sentiment de liberté et j’ai l’impression de travailler avec la beauté…ou ce que je crois être la beauté (rires). Les antidépresseurs ont aussi joué un rôle important dans mon rétablissement. Ça m’a sauvé la vie…j’étais tellement pas bien, je shakais toujours par en dedans. Je dirais finalement que ce sont mes clients, ceux avec qui j’ai travaillé pendant ma carrière, qui m’ont donné espoir que c’était possible de s’en sortir. Les trois premiers clients que j’ai rencontrés quand j’ai commencé à travailler étaient assez affectés par la maladie mentale et de voir tout le cheminement qu’ils avaient fait à travers les années m’a tellement aidée. Un jour, j’ai pris le temps d’aller les remercier. C’était tellement émouvant, autant pour eux que pour moion pleurait ensemble. Aujourd’hui, avec du recul, je pourrais dire que je suis quand même assez bien. Je ressens souvent de la joie de vivre…»

    Voici deux ressources que Carole a envie de partager :

    La Maison l’échelon, un organisme à but non lucratif qui offre des services en santé mentale : http://www.maisonechelon.ca/

    Le groupe Facebook ‘’Le visage de la dépression’’, dont Carole est l’administratrice : https://www.facebook.com/groups/visagedeladepression/

    Carole: " as far as I can remember, I was an anxious child. I grew up in a dysfunctional family so anxiety showed up quickly for me. Despite that, I still worked well for several years. I have occupied a post for more than 20 years in mental health in a community body. I liked this job very much, even though it was difficult with hindsight. In 2012, I received a diagnosis of ovarian cancer one of the most deadly cancers. It's been a terrible shock in my life. In the same year, one of my friends succumbed to brain cancer and then my two parents and my spiritual mother also died. In that same period, I received a second diagnosis of breast cancer. I'm fired crazy Let's say it's been the hardest years of my life. What helped me a lot was painting I still do it today. It gives me a huge feeling of freedom and I feel like working with beauty or what I believe is beauty (laughs). Antidepressants have also played an important role in my recovery. It saved my life I was so wrong, I was always going through it. I'd say it was my clients, the ones I worked with during my career, who gave me hope that it was possible to get away with it. The first three clients I met when I started working were pretty affected by mental illness and seeing all the path they had done through the years helped me so much. One day, I took the time to thank them. It was so moving, as much for them as for me we were crying together Today, with hindsight, I could say I'm still good enough. I often feel the joy of living"

    Here are two resources Carole wants to share:

    The Echelon House, a non-profit organization that offers mental health services: http://www.maisonechelon.ca/

    The Facebook group ' ' the face of the dépression' ', of which Carole is the administrator:Translated

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  • Anonymous
    26 October 2018

    Mikaël : «Autour de 16 ans, j’ai commencé à avoir des moments plus sombres qui s’alternaient avec des moments où je me sentais pas mal plus enjoué. Je me posais pas de question, j’y allais avec le flow. Mais plus ça allait, plus les high et les down devenaient intenses…Après 12 ans à rouler comme ça, je me suis ramassé en crise à l’Institut en santé mentale Douglas et c’est là que j’ai eu un diagnostic de trouble bipolaire de type 1. Pendant mes high, j’étais ‘’surconfiant’’… j’étais le King. Je me rappelle des fois je me regardais dans le miroir en me disant à quel point j’étais hot…avec le recul je trouve ça ben drôle (rires). Je parlais avec tout le monde, j’avais 56 000 projets, rien m’arrêtait. Quand j’étais vraiment dans mon peak, je perdais la voix parce que je parlais trop vite et trop fort. Mais quand je redescendais, je redescendais en tabarnane…Pendant mes phases dépressives, je me retirais complètement de la map. Je remettais tout en question parce que je comprenais pas ce qui m’arrivait. J’avais pu le goût d’interagir avec le monde parce que j’en avais peur. J’étais vraiment confus, mes idées étaient pas claires et j’avais pu de repères…j’ai déjà pensé au suicide. Une chance que mes parents et ma soeur ont été présents et ont cru en moi. L’entourage est tellement important. Si j’avais été dans un autre milieu, je serais peut-être itinérant aujourd’hui. Depuis que j’ai été diagnostiqué et que je prends du lithium, j’ai l’impression de vivre ma vie pleinement. Les médicaments m’aident à réguler mon humeur et ça me permet aussi de prendre soin de mes relations…pis ça, c’est vraiment important pour moi. Depuis maintenant un an, je partage ma vie avec ma copine Catherine. Sans cette stabilité, j’aurais pas pu envisager une relation saine et remplie d’amour. J’aurais envie de dire aux autres de pas avoir peur de demander de l’aide. On est tous humains, on peut tous s’entraider.»

    Voici une ressource qui a aidé Mikaël : des ateliers de psychoéducation sur les troubles bipolaires : http://www.douglas.qc.ca/…/file_fr/troubles-bipolaire-fr.pdf

    Mikaël: " around 16 years, I started to have darker moments that if with moments when I felt a lot more cheerful. I wasn't wondering, I was going with the flow. But the more it was, the higher the high and the down became intense After 12 years riding like that, I picked up in crisis at the mental health institute Douglas and that's where I got a diagnosis of Bipolar disorder of type 1. During my high, I was ' ' Surconfiant' ' I was the king. I remember sometimes I was looking in the mirror telling me how hot I was with the recoil I find it ben funny (laughs). I was talking to everyone, I had 56 projects, nothing stopped me. When I was really in my peak, I lost my voice because I was talking too fast and too loud. But when I was redescendais, I was redescendais in tabarnane during my depressed phases, I was completely out of the map I was just questioning it because I didn't understand what happened to me. I was able to interact with the world because I was afraid. I was really confused, my ideas weren't clear and I was able to get some benchmarks I've already thought about suicide A chance my parents and sister were present and believed in me. The Entourage is so important. If I had been in another environment, I might be traveling today. Ever since I was diagnosed with lithium, I feel like I'm living my life fully. Drugs help me regulate my mood and it also allows me to take care of my relationships and that's really important to me. For a year now, I've been sharing my life with my girlfriend Catherine Without this stability, I couldn't have considered a healthy and full relationship with love. I'd like to tell others not to be afraid to ask for help. We're all human, we can all help each other."

    Here is a resource that helped mikaël: of workshops on bipolar disorders: http://www.douglas.qc.ca/publications/44/file_fr/troubles-bipolaire-fr.pdfTranslated

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  • Anonymous
    23 October 2018

    Carolane : «Je m’appelle Carolane Stratis, j’ai 32 ans. Premièrement, j’ai une sœur jumelle, je suis née avec (rires). Les deux on a vécu une enfance assez difficile. On était vraiment stressées. J’ai plein de troubles de santé mentale que j’ai découverts à l’âge adulte…genre que j’ai fait du pica pendant 15 ans de ma vie et je suis souvent assez proche d’en refaire. Ça fait que je mangeais plein de choses non comestibles comme des mines de crayons, des effaces, du papier, mes vêtements, mes cheveux. Je ‘’bingeais’’ beaucoup aussi…je pouvais manger un céleri complet, un fromage et 8 citrons. Au secondaire, je suis souvent allée voir l’infirmière pour lui dire que j’avais le goût de mourir. J’ai des journaux intimes où je parle que de plans suicidaires. Personne a jamais rien fait, tout le monde s’en est toujours vraiment crissé. Quand j’ai eu 18 ans, j’ai commencé à boire pas mal d’alcool pour m’automédicamenter, mais ça marchait pas. À 25 ans, j’ai commencé à vraiment mal aller. Je suis entrée dans un gros épisode dépressif… j’étais jamais capable de dormir et je pleurais tout le temps. J’avais de la misère à me lever pis j’avais pu d’intérêt à me nourrir. J’ai commencé à prendre des médicaments, mais je continuais à boire en même temps ça fait que ça marchait pas vraiment. C’est là que j’ai fait ma tentative de suicide…mais mon amie est arrivée et s’est occupée de moi. J’avais déjà commencé à voir une psychologue, celle que je vois depuis maintenant 6 ans, qui est comme la meilleure madame que j’ai pu avoir dans ma vie. Au début, quand j’ai commencé à être malade, je voulais pas en parler aux autres. Y’a quelques années, c’était encore plus tabou qu’aujourd’hui et y’avait crissement de chemin à faire. À un moment donné, une de mes amies a aussi fait une tentative de suicide pis c’est ça qui a été l’événement déclencheur pour que ma sœur et moi on commence à en parler sur nos plates-formes. Y’a tellement de gens qui nous ont répondu que ça leur faisait du bien. Pour moi, c’était et c’est encore aujourd’hui essentiel dans mon processus de guérison…savoir que ma souffrance peut être utile et aider les autres.»

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  • Anonymous
    19 October 2018

    Sarah : «J’ai un diagnostic de trouble de personnalité limite. Je suis toujours partagée entre en parler ou pas parce que ce diagnostic-là est très stigmatisé dans notre société…mais bon, je te raconte quand même mon histoire. Pendant mon adolescence, j’ai vécu beaucoup d’instabilité; je me suis promené d’une famille d’accueil à une autre et j’ai souvent changé d’école et de cercle d’amis. À 18 ans, mon diagnostic a été confirmé et les années suivantes ont été assez intenses. Maintenant, je suis suivie dans un programme spécialisé à Montréal. La première année là-bas a été extrêmement difficile, j’étais très résistante à la thérapie. Mais maintenant, je vois la lumière au bout du tunnel. La thérapie me permet de mieux comprendre mes réactions qui sont souvent dans le ‘’tout ou rien’’, mais j’ai encore des fragilités. Par exemple, quand je suis en relation avec une personne d’autorité, pour moi, si c’est pas fusionnel, c’est qu’il n’y a pas d’affection. J’ai de la difficulté à me dire : ‘’Mon psy peut m’apprécier même s’il me prend pas dans ses bras’’. Aussi, quand ça devient trop intense pour moi, je peux en arriver à me faire mal. C’est dur à comprendre, mais quand je suis dans des niveaux de souffrance intérieure tellement forts, je ressens plus la douleur de la même manière. C’est comme si ça me soulageait…j’ai l’impression de laisser sortir la souffrance qui est à l’intérieur de moi. Ça fait longtemps que j’ai mon diagnostic et je me demande souvent pourquoi c’est encore dur comme ça…je veux tellement changer. Je sais que l’intensité des personnes qui ont un trouble de personnalité limite peut être difficile à supporter pour les autres, j’ai pas de difficulté à me l’imaginer. Mais ce qui est important de comprendre, c’est que pour nous aussi c’est vraiment intense… et c’est surtout très souffrant. J’aimerais donc ça me réveiller un matin et réaliser que les critères 1,2 et 3 de mon diagnostic sont partis. Ça se peut-tu? (rires).»

    Voici deux programmes publics offerts aux personnes qui ont un trouble de la personnalité limite :

    http://www.iusmm.ca/progra…/troubles-de-la-personnalite.html

    http://www.douglas.qc.ca/section/troubles-de-l-humeur-143

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  • Anonymous
    17 October 2018

    Design graphique : Petite Gazelle Atelier

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  • Anonymous
    16 October 2018

    Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de naissance du mouvement #metoo. C'est également aujourd'hui que Corinne a décidé de nous partager son histoire.

    Corinne : «Quand j’avais 25 ans, pendant que je dormais, quelqu’un est entré chez moi par infraction et m’a agressée sexuellement Quand ça m’est arrivé, je me suis dit qu’à part la mort, y’avait pas grand-chose de pire que ça. Après l’agression, ça a été une pente descendante. J’ai perdu du poids, j’ai arrêté de manger, de dormir et de travailler pendant une période…j’étais mal tout le temps. J’ai consommé excessivement parce que je croyais que ça allait m’aider à arrêter d’avoir peur. Toute ma vie était basée autour de ça; la peur d’avoir peur. Ça a déconstruit ma vie et je suis devenue complètement dépendante des autres. Mais petit à petit, j’ai commencé à remonter la pente et à me faire confiance à nouveau. Ça fait 15 ans que je suis en thérapie et j’ai arrêté de consommer y’a bien longtemps. La maternité m’a permis de m’accrocher à la vie et de retrouver une certaine paix intérieure. Mon fils a 6 ans, c’est mon soleil. Il me comble de joie et me ramène à l’essentiel malgré la solitude d’être une mère monoparentale. La course m’a aussi vraiment aidée et m’aide encore aujourd’hui. Ça me permet de libérer toutes les émotions qui sont bloquées en moi. Mais, j’ai réalisé cette année que j’avais beau courir trois fois par semaine et faire toutes les thérapies du monde…je ne serai pas capable de tout guérir. Il y a des choses qui restent quand tu fais un choc post-traumatique. Je me sens toujours en état d’hypervigilance et je fais aussi beaucoup d’insomnie. Ça a été vraiment difficile parce que l’agresseur est encore en liberté… ils ne l’ont jamais retrouvé. Mais à un moment donné, j’ai arrêté de résister et de vouloir tout régler. J’ai accepté que j’allais être une personne anxieuse toute ma vie. Ça m’empêche pas de dire que je me sens heureuse aujourd’hui et que j’ai le sentiment de m’en être sortie. Je suis rendue à un point où je ne suis plus du tout dans la honte, mais dans l’acceptation et le pardon. Je ne me sens plus comme une victime et je suis fière de la femme que je suis devenue. À mes yeux, c’est mon plus bel accomplissement. Je souhaite que mon partage aide d’autres femmes à se libérer de la honte qu’elles peuvent ressentir et à parler de ce qu’elles ont vécu»

    Voici une ligne ressource sans frais pour les victimes d’agression sexuelle, mise sur pied par le gouvernement du Québec : 514 933-9007, 1 888 933-9007.

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